8. Camagüey, le détour inutile

Après La HavaneViñales, La Baie des cochons, Cienfuegos, Trinidad (la Valle de los ingenios et notre petit coin de paradis hors des sentiers battus), nous voici maintenant à Camagüey !

Camagüey

Que dire de cette ville… Pas grande chose à part que ça a été un détour inutile ! Déjà nous sommes arrivés un dimanche. La plupart du temps le dimanche rien n’est ouvert. Et le pire, il a plu dès que nous sommes arrivés ! Si ça ce n’est pas de la poisse ! J’avais tellement hâte d’arriver et de voir cette fameuse ville remplie de jarres, de tinajones comme on le dit localement et là rien du tout ! Une seule maison juste à l’entrée de la ville en possédait et un bar dans le centre ville également. A part ça, rien nulle part ! La grosse déception que j’ai eue. Elles ont existé ces jarres… mais il y a très longtemps et les guides continuent d’en parler comme si elles peuplaient la ville comme des lampadaires.

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Tinajones (Jarres) de Camagüey
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Camagüey

 

Nous sommes quand même arrivés à notre casa, et malgré la pluie nous sommes sortis en vadrouille avec un parapluie emprunté à notre propriétaire de maison. La casa était à deux pas de la fameuse place San Juan.  Tout contents de savoir qu’on habitait si proche d’une de leur place principale, c’est tout juste si nous n’avions pas hâte de nous presser en chemin. Et là ? Je n’ai plus les mots ! Alors soit c’est parce qu’on était un dimanche, soit il y a quelque chose qui clochait parce que cette place n’avait rien de spécial ! Absolument rien ! À peine un vendeur d’objets avec sa petite roulotte en plein milieu, mais la place en elle même n’avait absolument rien qui en valait le détour. Deuxième déception de la journée.

Dépités, nous reprenons le chemin pour aller au centre ville. L‘un des éléments caractéristiques de cette ville c’est d’avoir des ruelles désordonnées, étroites à la limite d’un labyrinthe et pas du tout tracées comme le sont les autres villes de Cuba. Au moins un fait véridique vérifié : elles vont dans tous les sens, sans aucun charme et pour ma part, pas accueillantes du tout.

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Ruelles à Camagüey
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Ruelles à Camagüey
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Camagüey
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Camagüey

 

Découragés à 60% mais pas encore totalement, nous continuons dans le centre ville. Nous arrivons encore dans une rue «à faire» comme étant la rue du cinéma etc. Et là ? Bof ! Rue normale, juste que toutes les enseignes (restaurant, bar, magasins) font un rappel à l’industrie du cinéma. En clair, jusque là Camagüey avait réussi à me démoraliser.

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La fameuse « Rue du cinéma », Camagüey
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La fameuse « Rue du cinéma », Camagüey

Caractérisée comme étant la ville catholique de Cuba, nous rentrons quand même dans une église. Il y en avait quand même pas mal, on pouvait voir des clochers un peu partout. Celle dans laquelle nous sommes rentrés était authentique,  avec un super charme. Malgré la petite pluie qui tombait, elle avait une petite cour extérieure complètement fleurie d’où l’on pouvait entendre des oiseaux.

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Place de l’Église de Nuestra Señora de la Merced, Camagüey
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Église de Nuestra Señora de la Merced, Camagüey
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Église de Nuestra Señora de la Merced, Camagüey

Je crois que j’ai eu un clin d’oeil du ciel face à mon désarroi à Camagüey parce que juste à la sortie nous sommes rentrés dans un super restaurant, La Isabela. Le cadre était à l’image de la rue du cinéma, il y avait des affiches sur un mur et les chaises étaient typiques des réalisateurs. Pour 3-5 cuc, le restaurant offrait des pizzas super bonnes ! On est loin de celles qu’on a à Paris, mais comparée à celle testée à Playa Larga il n’y avait pas photo. Je conseille volontiers la pizza mixte Isabella si vous y faites un tour à Camagüey. Tout était hyper moins cher ! Ce restaurant a été mon seul lot de consolation pour avoir insisté à faire un détour dans cette ville.

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La Isabela, Camagüey. Adresse : Ignacio Agramonte près Plaza de los Trabajadores et Casa Natal Ignacio Agramonte
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Camagüey
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Camagüey

Personnellement,  je croyais que Sancti Spiritus était la petite fausse note de notre road trip mais alors là Camagüey a battu le record. Les gens, la ville, l’atmosphère qui se dégageait n’avait rien de ce Cuba si charmant, si accueillant, si joyeux qu’on avait connu jusque là. Pas parce que ça avait été un dimanche. Non plus parce qu’il avait plu toute l’après midi. J’ai eu le temps de revoir la ville le lendemain matin pendant 1h, en plein soleil et mon impression reste la même : j’ai détesté.

Exceptés, notre charmante hôtesse de casa qui était si déçue de nous voir partir si tôt et de n’avoir pas pu « profiter » de Camagüey et notre chauffeur de taxi qui essayait tant bien que mal de nous décrire d’un ton enthousiaste les ruelles et églises que nous traversions.

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Camagüey

 

10h, nous étions déjà dans le bus, sans regret pour SANTA CLARA, la ville du Che 😎.  

 

 

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